FREECOLD livre à Cuba 59 tanks à lait solaires

FREECOLD a livré à Cuba, 59 tanks à lait solaires de 500 litres, par l’intermédiaire de son distributeur exclusif Suministros Eléctricos ERKA basé à La Havane.

Ce modèle tout-inox, conforme aux standards européen (norme EN 13732) et américain (ISO 5708) fait partie intégrante de notre gamme de tanks solaires autonomes, allant du mini-tank de 50 litres destiné aux petits producteurs, aux grosses unités de 1000 et 2000 litres.

Le design hybride des systèmes que nous avons conçus et vendus, permet l’injection sur le réseau électrique local (en 220V mais en 60Hz) du surplus d’énergie électrique produite durant la journée par les modules photovoltaïques et non consommée par les tanks à lait. Rien ne se perd !

Plus grande île des Caraïbes, Cuba affiche un indice de développement humain honorable (67e sur 188 suivant l’IDH des Nations Unies) bien que le pays pâtisse de l’embargo américain et d’une très forte dépendance vis-à-vis de l’extérieur, notamment aux niveaux énergétique et alimentaire.

Le pays doit relever de nombreux défis dans un contexte économique et politique singulier. L’île cherche aujourd’hui à s’ouvrir aux investisseurs étrangers pour assurer sa sécurité alimentaire ou répondre à la demande croissante en énergie tout en orientant son mix énergétique vers les énergies vertes.

Pays situé sur la trajectoire des cyclones, il est aussi particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique et très exposé aux catastrophes naturelles, comme l’a rappelé l’ouragan Irma en 2017.

Dans le cadre du projet PRODEGAN, l’État cubain, qui importe 70 à 80 % de ses besoins alimentaires, cherche à promouvoir le développement durable du secteur de l’élevage, et à le moderniser, avec le soutien du FIDA (Fonds international de développement agricole, organisme spécialisé des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et de l’AFD (Agence Française de Développement).

Le système de production qui prédominait jusque dans les années 90, entièrement basé sur le secteur étatique, a progressivement laissé place à un système qui permet le développement de l’agriculture familiale privée. Aujourd’hui, les coopératives de producteurs administrent 69 % des terres agricoles contre 31 % pour les organismes d’État. Même si l’agriculture privée a montré son efficacité, son développement est fortement contraint par le manque d’équipements et de technologies agricoles. La mise à niveau du secteur passe donc par le rééquipement en matériels et intrants agricoles et l’éradication d’une espèce invasive (le marabú) tout en évitant de retomber dans l’exploitation consommatrice de ressources minières et chimiques qui prédominait à la fin des années 80. L’enjeu du secteur de l’élevage est de viser une intensification durable de la production, ainsi qu’une amélioration de la productivité et de la salubrité des filières aval (laiteries et abattoirs).

Sur près de 400 000 ha dans la province de Camagüey, ce projet a pour principal objectif de relancer la production de lait et de viande au travers du rééquipement de 105 coopératives, 15 fournisseurs de services et 2 agro-industries (une laiterie et un abattoir), au bénéfice de 11.500 exploitations agricoles (35.000 personnes).

La hausse de la production attendue permettra de

  • relancer les activités économiques et sociales de cette région du centre-est de l’île ;
  • réduire les importations de lait du pays ;
  • promouvoir l’inclusion des femmes et des jeunes ainsi que la place essentielle du secteur privé dans l’agriculture.

(Sources : AFD Agence Française de Développement, 2022)

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